OMNI : Objet de Médiation Non Identifié
Ma pratique est née d'une vision scientifique du monde — attentive, curieuse et rigoureuse. Je vis à l'intersection de deux langages : celui de la science et celui de l'art. Le premier m'a appris à poser des questions claires ; le second m'a donné la liberté d'y répondre de façon inattendue.
J'ai une volonté de renouveler les formats de la médiation, nourrie par une connaissance de la variété des démarches artistiques. Je vous présente ainsi les OMNIs : Objets de médiation non identifiés.
Ces objets sont des installations immersives qui s'inscrivent dans le champ de la médiation, avec l'objectif de décloisonner la médiation vers des formats artistiques. J'étudie la possibilité de travailler à la frontière de la médiation et de l'art, me dirigeant vers des créations artistiques qui servent le but de médiation.
J'accorde de l'importance à la vitalité de l'objet : son énergie, sa capacité à toucher. Mes installations ne sont pas toujours parfaites ou durables : elles peuvent être faites à la main, délicates, temporaires. C'est un choix assumé : les créations qui demandent une approche attentive, comme des êtres vivants, ou qui portent une touche d'imperfection, telle une empreinte génétique unique, nous invitent à nous arrêter, à nous concentrer, à ressentir.
Mes OMNIs :

Decision Threshold
Cette installation s'inspire de l'alerte nucléaire erronée survenue en Union soviétique en 1983, lorsqu'une réaction rapide et réfléchie d'un ingénieur empêcha une frappe nucléaire par erreur et un possible apocalypse atomique.
Avec l'évolution des armes et de l'intelligence artificielle, la question de systèmes de défense nucléaire contrôlés par l'IA se pose. Mon installation rappelle les dangers qu'il y a à confier un tel pouvoir destructif à une « intelligence » incapable de comprendre ce que signifie réellement l'apocalypse.
Dans le coffre gris se trouve une simulation artistique d'un tel système. La main et son index réagissent au niveau de menace, se rapprochant progressivement du bouton à mesure que le danger perçu augmente.

L'univers ouvre les yeux au Délirium (Avignon, France)
L'univers ouvre les yeux
Nous faisons partie de l'Univers. En réalité, nous sommes l'Univers - l'Univers devenu conscient de lui- même (« principe anthropique »).
Du Big Bang à l'émergence de la pensée, cette œuvre suit le fil de l'évolution cosmique jusqu'à nous, ici et maintenant.
J'ai utilisé des miroirs pour amplifier le sentiment d'appartenance — et permettre à chacun de ressentir sa place dans cet ensemble immense.
Faites connaissance avec mon œuvre. Elle est vivante, elle respire.